
En 1885,Teishin (1798-1872), jeune moniale d'obédience Zen Sôtô et que Ryôkan avait rencontrée en 1827, termina le présent recueil rassemblant des poésies qu'ils s'échangèrent, précédées d'un vaste choix de poèmes de la main de son maître et ami...
La véritable nature des relations entre Teishin et Ryôkan reste débattue, mais la relation amoureuse est probable à la lecture de certains poèmes de celle-ci.
Quoi qu'il en soit, leur différence d'âge et les conditions de leur idylle supposée rappelle fortement celle d'Ikkyû et de Mori...


La Rosée d’un Lotus
Poésies échangées :

Au faîte du mont
cette lune si limpide
a beau resplendir
un voile s'attache encore
au sommet pâles nuées

Détachés de soi
pour se dévouer au monde
il est de tels êtres
quand d'autres sont sous leur charme
à rechercher le loisir

Tout ce que la terre
a de pierres précieuses
ou d'or vaut bien moins
en ce début de printemps
que des nouvelles de vous

Ce que son pinceau
traça maintenant s'embrume
à travers mes larmes
quand le temps où il vivait
me revient à la mémoire -
